vendredi 10 mars 2006

Hausse des morts début 2006 dans l’Yonne : répression accrue

Répression

Alors que les chiffres de la sécurité routière de ce début d’année 2006 sont mauvais dans l’Yonne, le préfet annonce une nouveau "tour de vis" coté répression du trio vitesse-alcool-stupéfiants. S’il est évident que les comportement dangereux doivent être sanctionnés, on peut s’étonner que la politique exclusivement répressive mise en place depuis 2002 ne soit pas remise en cause. On s’aperçoit que l’effet du coup de bâton commence à s’estomper, alors on choisit de frapper toujours plus fort. Et le nombre d’usagers roulant sans permis augmente constamment, surtout dans un département rural comme le nôtre où l’on ne peut guère travailler sans permis.

Si l’on prend l’exemple de l’alcool, qui peut croire que le fait de mettre des pv ou suspendre le permis à un alcoolique suffira à le désintoxiquer ? Comment un usager de la route sanctionné pour excès de vitesse dans une belle ligne droite ne peut-il pas se sentir pris au piège ?

Quant à l’usage de stupéfiants, les tests pratiqués sont toujours incapable de déterminer si le cannabis a été fumé récemment...

Quant aux autres infractions, souvent qualifiées "d’incivilités", elles restent tres peu sanctionnées. On peut citer notamment le non usage des clignotants ou des retroviseurs,le non respect des distances de sécurité, le portable au volant...

La Fédération des Motards en Colère rappelle qu’elle demande une remise à plat du système de formation au permis de conduire ainsi que de l’examen. Par exemple, la formation des automobilistes au partage de la route avec les deux-roues, dont le parc a augmenté de 50% en 7 ans.

On peut aussi s’étonner que les infrastructures dangereuses ne soient pas remise en cause, souvent pour des questions politiques. Comment se fait-il que les usagers de la route soient sanctionnés au moindre écart alors que certaines infrastructures accidentogènes réalisées par les collectivités ne sont pas controlées ?

Là aussi, la FFMC demande que les normes existantes soient complétées et appliquées.