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abaissement à 80 km/h : la DSR envoie des "élements de langage" (2/5)

vendredi 5 janvier 2018, par fred

2ème page du document de propagande de la DSR avec tout plein d’informations ne justifiant en rien l’abaissement à 80 de la limitation :
- "la vitesse excessive ou inadaptée aux circonstances est présente dans 32 % des accidents" : tiens donc, contrairement à la première page, ce n’est plus seulement "excessive", mais aussi quand elle est inadaptée. Par exemple, on a légalement le droit de rouler à 50 km/h en agglomération, mais c’est complètement inadaptée si c’est en plein vide grenier, ou lors de la fête de la musique. Idem sous la pluie (l’un des derniers accidents sur la N151 avant qu’elle soit limitée à 80), ou sur une route de montagne : les épingles ne sont pas limitées, et pourtant personne ne les prends à 90, car finalement, nous ne sommes pas si débiles.
- "la vitesse excessive ou inadaptée aux circonstances est présente dans 32 % des accidents" (bis) : "présente", et non plus "la cause". Si un conducteur roule alcoolisé et percute un autre usager en grillant un stop à 100, la vitesse est un facteur aggravant, en aucun cas la cause de l’accident. Pourtant, elle sera comptée dans les facteurs de l’accident, donc dans les 32%. Pour que la personne percutée échappe à ce genre d’accidents, c’est quoi l’élément essentiel, que les gens ne soient pas alcoolisées et ne grillent pas les priorités, ou qu’ils le fassent à vitesse moins élevée ?
- les distances d’arrêts, ou l’art d’enfoncer les portes ouvertes : moins on roule vite, plus on s’arrête rapidement. Oui, merci messieurs de la DSR, on le sait, on l’a passé le permis de conduire. On notera d’ailleurs qu’on s’arrête plus vite à 50 qu’à 80, alors pourquoi ne pas limiter à 50 ? on s’arrêterait encore plus vite. Par contre, à aucun moment, on n’évoque ce qui pourrait nécessiter que les véhicules s’arrêtent, et qui donc est à l’origine de l’accident.
- les économies de carburant et de pollution : alors là, quelle est la source ? Mystère. Pourtant, les études de l’IFSTTAR montrent que la vitesse MOYENNE optimale pour générer le moins de pollution et consommer le moins de consommation, c’est aux environs de 70 km/h. Or, il est impossible d’atteindre 70 km/h de vitesse moyenne avec 80 km/h de vitesse maxi. En fait, il faudrait même remonter la limite, d’au moins 10 km/h.
- le temps perdu sur la route : puisqu’on raisonne en enjeu global, il faut raisonner en temps perdu au niveau global. Il y a, chaque année, environ 38 millions de véhicules particuliers, parcourant en moyenne 8000 km par an sur le réseau secondaire (hors agglo et autoroutes). Cela veut donc dire que, selon les calculs du ministère, chaque véhicule (et l’ensemble de ses occupants) va passer annuellement en moyenne 10h en plus sur la route, soit 380 millions d’heures en plus. Chacun jugera si c’est "insignifiant"...

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