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Sylvain Sifflet-Lafaverge (Debout la France)

vendredi 9 juin 2017, par fred

1) Êtes-vous favorable à la suppression des radars automatiques ? Si non, voteriez-vous un amendement à la loi de finance imposant qu’au moins 80% des recettes soient réaffectées aux Plans Départementaux d’Actions de Sécurité Routière, afin que les radars ne soient plus la variable d’ajustement permettant de combler les déficits ?

Oui, en cas contraire, je présenterai un amendement rendant obligatoire l’affectation des recettes dans des actions de sécurité routière avec la mise en place d’une commission comprenant tous les acteurs et les utilisateurs de la route.

2) Le gouvernement sortant a transféré à des sociétés privées la circulation des radars embarqués afin d’en améliorer la rentabilité. Trouvez-vous normal que l’Etat délègue ses pouvoirs de police à une société privée, avec tous les abus qui ne manqueront pas de se produire ?

Non, je suis pour une abrogation définitive du transfert de compétence des services publiques aux sociétés privées.

3) Le Conseil National de la Sécurité Routière est une instance consultative regroupant les acteurs de la sécurité routière, présentée comme étant le « parlement de la sécurité routière. » Or, aucune des mesures mise en place récemment n’avait été proposée par ce CNSR, certaines avaient même été rejetées. Qu’en pensez-vous ?

Le CNSR reste une instance consultative qui ne sert que d’appui pour faire passer des mesures sans concertation des usagers dans un seul et unique but, la sanction financière et la répression.

4) La grande majorité des décisions prises en matière de sécurité routière relèvent du domaine règlementaire, et non du domaine législatif. De fait, ces décisions qui impactent le quotidien de nos concitoyens sont prises sans que la représentation nationale ne puisse se prononcer dessus. Trouvez-vous cela démocratique ?

Absolument pas, les usagers devraient être consultés et représentés. Les mesures prises sont répressives et lucratives, donc ne relèvent pas de l’éducation et de la prévention mais de la répression.

5) Etes-vous plutôt favorable à une diminution des sanctions pour les petites infractions (par exemple sur les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h), ou au contraire pour durcir la répression sur les usagers de la route ?

Soit on considère que les gens sont responsables et l’on instaure une mise en responsabilité au travers des compagnies d’assurances, soit l’on estime que la sécurité est une manne financière et on occulte les responsabilités de chacun.

6) Les usagers de 2 roues motorisés ont l’impression de subir un acharnement des pouvoirs publics, ceux-ci ajoutant perpétuellement de nouvelles contraintes pour décourager la pratique du 2 roues motorisé. Quelle image avez-vous des motocyclistes ?

Les deux roues sont plus sensibles aux problèmes de sécurité, c’est un abus de mettre en place des dispositifs de répression pour les 2 roues qui sont les seuls usagers à s’opposer à des mesures de répression et non sécuritaires.

7) Selon vous, quelles mesures seraient à mettre en place pour faire diminuer le nombre de tués en 2 roues motorisés sur nos routes ?

La mise en place de formations de sensibilisation des jeunes dès l’école primaire sur l’utilisation des 2 roues. Et ceci durant toutes les étapes suivantes de l’adolescence à l’âge adulte.
Sensibiliser les usagers sur les équipements et l’entretien des véhicules garant de leur sécurité.
Inviter les services publics à constater que l’environnement dans lequel se déplacent les usagers mérite de sérieuses améliorations afin de garantir leur sécurité.
Informer et sensibiliser les autres usagers de la route que les 2 roues sont plus vulnérables et qu’il est nécessaire d’adapter sa conduite afin de garantir la sécurité des autres.
Permettre dans les meilleures conditions aux 2 roues de pouvoir effectuer leur passion dans des endroits adaptés où ils peuvent faire ce qu’ils ne pourraient pas faire sur la voie publique

8) En 2004, la loi de décentralisation a transféré aux départements l’entretien de 18000 km de routes nationales, créant ainsi une inégalité entre les citoyens quant à la sécurité routière, selon s’ils habitent dans un département riche ou pauvre. Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, je trouve honteux de privilégier l’inégalité budgétaire au détriment de la sécurité routière.

9) Tous les ans, la FFMC organise l’opération « Motard d’un jour », consistant à transporter les élus locaux à l’arrière d’une moto, afin de les sensibiliser au manque de prise en compte des 2 roues motorisés lors de conception des aménagements routiers. Si vous êtes élu(e), participerez-vous à cette opération ?

Oui bien évidement, pour ma part je suis motard et utilisateur d’une grosse cylindrée et je trouve que nos élus non-motards devraient essayer avant de légiférer pour en parler en connaissance de cause.

10) Seriez-vous favorable à ce que les recommandations du CEREMA en matière d’aménagements routiers deviennent des normes que les collectivités locales auraient l’obligation de respecter ?

Totalement favorable

11) La loi de transition énergétique permet aux mairies et aux préfets de mettre en place des interdictions de circulation ciblant les véhicules en fonction de leur âge. Pensez-vous qu’il soit nécessaire de revenir sur cet aspect de la loi mettant en difficulté les plus modestes ?

Oui, avant de se lancer dans la transition énergétique il faut que Elus donnent un exemple significatif.
Les collectivités territoriales ne respectent pas les normes sur la diffusion des particules dans l’air en utilisant des véhicules non appropriés et en ne favorisant pas la circulation dans les agglomérations. Alors pourquoi imposer des normes qu’ils se s’appliquent pas à eux même du fait de ne pas avoir les budgets appropriés, une fois de plus nous sommes confrontés à faux problème pour nous culpabiliser.
De ce fait les petits budgets ne pourront plus profiter des loisirs du 2 roues à cause de ces contraintes alors que ces activités ne représentent qu’une infime partie des conséquences sur notre environnement.

12) Remarques éventuelles

Nous devons continuer à nous mobiliser et soutenir les motards face aux dernières actions visant à encore réglementer et nous considérer comme des vaches à lait.

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