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mercredi 7 juin 2017

Guillaume Larrivé (Les Républicains)

1) Êtes-vous favorable à la suppression des radars automatiques ? Si non, voteriez-vous un amendement à la loi de finance imposant qu’au moins 80% des recettes soient réaffectées aux Plans Départementaux d’Actions de Sécurité Routière, afin que les radars ne soient plus la variable d’ajustement permettant de combler les déficits ?

Oui je suis favorable à une évaluation formelle de l’utilité et de l’efficience des radars automatiques en matière de sécurité publique. Les radars n’ont pas vocation à générer une rente, payée par les usagers.

2) Le gouvernement sortant a transféré à des sociétés privées la circulation des radars embarqués afin d’en améliorer la rentabilité. Trouvez-vous normal que l’Etat délègue ses pouvoirs de police à une société privée, avec tous les abus qui ne manqueront pas de se produire ?

Il n’est pas normal de déléguer le cœur des pouvoirs de police à une société privée. Comme député, j’ai toujours œuvré à préserver les pouvoirs régaliens et essentiels de l’Etat.

3) Le Conseil National de la Sécurité Routière est une instance consultative regroupant les acteurs de la sécurité routière, présentée comme étant le « parlement de la sécurité routière. » Or, aucune des mesures mise en place récemment n’avait été proposée par ce CNSR, certaines avaient même été rejetées. Qu’en pensez-vous ?

Le CNSR ne doit pas être un « comité Théodule » servant à enfouir les problèmes. Je prône une véritable association entre les usagers de la route, les pouvoirs publics, et les élus locaux.

4) La grande majorité des décisions prises en matière de sécurité routière relèvent du domaine règlementaire, et non du domaine législatif. De fait, ces décisions qui impactent le quotidien de nos concitoyens sont prises sans que la représentation nationale ne puisse se prononcer dessus. Trouvez-vous cela démocratique ?

Député pendant 5 ans, j’ai toujours œuvré à faire entendre la voix des Icaunais, des campagnes comme des villes. J’ai pris la parole 1709 fois dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale. A nouveau comme Député, je continuerai à le faire : le débat est long et complexe, tout ne peut se régler d’un trait de plume, c’est ce qui fait notre force démocratique.

5) Etes-vous plutôt favorable à une diminution des sanctions pour les petites infractions (par exemple sur les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h), ou au contraire pour durcir la répression sur les usagers de la route ?

Je suis en faveur de la sécurité routière. C’est pourquoi je suis pour une politique publique qui n’est pas là pour faire du « chiffre » mais pour protéger et sensibiliser les usagers des dangers de la route. Il faut distinguer les « petites » infractions et les autres.

6) Les usagers de 2 roues motorisés ont l’impression de subir un acharnement des pouvoirs publics, ceux-ci ajoutant perpétuellement de nouvelles contraintes pour décourager la pratique du 2 roues motorisé. Quelle image avez-vous des motocyclistes ?

J’aime les champions ! Valentino Rossi est un motard exceptionnel, à l’image des motocyclistes : une pratique responsable et maitrisée des 2 roues ne mérite pas un tel acharnement des pouvoirs publics.

7) Selon vous, quelles mesures seraient à mettre en place pour faire diminuer le nombre de tués en 2 roues motorisés sur nos routes ?

Approfondir la formation et la sensibilisation des usagers de la route : 4 roues comme 2 roues, en accentuant sur les risques qu’encourent les 2 roues vis-à-vis des autres usagers.

8) En 2004, la loi de décentralisation a transféré aux départements l’entretien de 18000 km de routes nationales, créant ainsi une inégalité entre les citoyens quant à la sécurité routière, selon s’ils habitent dans un département riche ou pauvre. Qu’en pensez-vous ?

Il faut réévaluer cette politique. Les départements ont été financièrement étranglés par l’Etat, ce n’est pas aux usagers d’en payer le prix.

9) Tous les ans, la FFMC organise l’opération « Motard d’un jour », consistant à transporter les élus locaux à l’arrière d’une moto, afin de les sensibiliser au manque de prise en compte des 2 roues motorisés lors de conception des aménagements routiers. Si vous êtes élu(e), participerez-vous à cette opération ?

Bien sûr, je vous inviterai à casser la croute autour d’un verre le même jour, pour discuter et approfondir cette question.

10) Seriez-vous favorable à ce que les recommandations du CEREMA en matière d’aménagements routiers deviennent des normes que les collectivités locales auraient l’obligation de respecter ?

C’est à l’Assemblée nationale, au nom du Peuple français, de décider. Les recommandations du CEREMA méritent d’être étudier par la représentation nationale.

11) La loi de transition énergétique permet aux mairies et aux préfets de mettre en place des interdictions de circulation ciblant les véhicules en fonction de leur âge. Pensez-vous qu’il soit nécessaire de revenir sur cet aspect de la loi mettant en difficulté les plus modestes ?

oui

12) Remarques éventuelles

La limitation de vitesse à 80 km/h sur la RN 151 entre Auxerre et Coulanges-Sur-Yonne est une absurdité. J’ai interpellé le nouveau Ministre de l’Intérieur, le 16 mai dernier, pour lui demander d’en finir avec cette limitation qui n’a aucun sens.