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samedi 2 juin 2012

Réponses de Martine Millet - FDG - 2eme circonscription

- Question n° 1 :Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à rendre obligatoire la prise en compte du deux roues motorisés (2RM) comme un moyen de transport légitime et alternatif au « tout-voiture » et à considérer leurs 3,8 millions d’usagers comme des conducteurs à part entière : évolution du Code de la route, intégration des 2RM dans les plans de déplacements urbains, infrastructures routières adaptées en tenant compte des spécificités d’évolution des 2RM et de la vulnérabilité de leurs usagers ?

  • OUI- La réponse à cette question me semble devoir être traitée en urgence

- Question n° 2 : Le décret du 3 janvier 2012 révèle la méconnaissance des agents de l’État sur l’accidentologie des 2RM et des besoins de leurs utilisateurs en sanctionnant d’une amende de 3eme classe et du retrait de deux points de permis à partir de 2013 le non-port d’un « dispositif rétro réfléchissant », même en plein jour, pour les utilisateurs de motos de plus de 125 cm3, alors qu’aucune étude sérieuse ne justifie un tel dispositif qui s’avère inutile, inadapté et discriminant.
Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à intervenir auprès du gouvernement pour faire revoir ce décret en concertation avec les associations d’usagers et à l’avenir à les associer réellement aux décisions qui les concernent ?

  • OUI- Comme pour chaque question qui touche la vie quotidienne, le Front de gauche s’engage à organiser des débats citoyens. Il en sera de même pour ce problème de port ou non port d’un dispositif rétro réfléchissant. Si j’étais élue !!J’aurais naturellement besoin de m’appuyer sur les usagers pour fonder une réponse.

- Question n° 3 :En dépit des études qui montrent l’absence de lien entre défaillance technique du véhicule et accidentalité des deux roues motorisés, le gouvernement a annoncé son intention d’introduire un contrôle technique des cyclomoteurs. Puis cette mesure a été repoussée à deux reprises.
Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à renoncer à ce projet compliqué, coûteux pour les usagers et sans effet mesurable pour la sécurité routière des 2RM ?

  • Je suis partagée sur la réponse à donner. Comme pour les voitures,il est évident que le contrôle technique pénalise les personnes en difficultés financières par le coût de ce contrôle et par les réparations qu’il entraîne,ces personnes risquant le plus d’avoir des automobiles en mauvais état. Cependant, n’y a-t-il pas comme pour les voitures un minimum de sécurité à assurer pour les 2RM ( freins ?)

- Question n° 4 : Les autoroutes (réseaux les plus sûrs) du réseau concédé ne cessent d’augmenter leurs tarifs de péages, ce qui contraint les usagers à se reporter sur les réseaux secondaires (RN et RD) plus accidentogènes... ces augmentations sont contradictoires avec les objectifs de sécurité routière. D’autres projets visant à instaurer des péages sur des routes nationales sont également à l’étude.
Si vous êtes élu(e), seriez-vous d’accord pour légiférer afin de limiter les hausses de tarifs et mettre un terme à cette privatisation du réseau routier contraire aux objectifs de réduction des accidents ?

  • OUI - sans hésitation. Je pense que beaucoup d’automobilistes s’associeraient à cette demande

- Question n° 5 :En 2012, huit villes de France métropolitaine (Paris, Saint-Denis, Lyon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Nice, Aix-en-Provence et Grenoble) et 22 zones prévues ensuite feront l’objet l’expérimentation du dispositif ZAPA (Zones d’action prioritaires pour l’air). Les ZAPA sont censées contribuer à une limitation des émissions polluantes générées par la circulation routière. Les polluants visés sont essentiellement les « particules fines » et les oxydes d’azotes rejetés par les moteurs diesel, particulièrement ceux des poids-lourds dans les secteurs à fort trafic de fret routier. Contre toute logique, les deux-roues motorisés mis en circulation avant 2004 seront interdits dans ces zones alors qu’il n’existe pas de 2RM à moteurs diesel, que les 2RM participent à la réduction des embouteillages et que leur usage contribue à la réduction du trafic automobile dans les déplacements quotidiens des salariés.
De plus, ces zones constitueront une réelle discrimination vis-à-vis des populations les plus défavorisées, et une atteinte à la liberté de circulation en général. Nous pensons que le projet élaboré sous le gouvernement Fillon n’est pas adéquat aux réalités économiques et sociales actuelles et à venir, sans effets sur la pollution.
Si vous êtes élu(e), vous engagez vous à revoir le dispositif ZAPA en tenant compte des mises en œuvre chez nos voisins européens (où les 2RM ne sont pas concernés par les restrictions de circulation) et en associant de manière effective les représentants d’usagers à cette démarche ?

  • OUI - Ce dispositif, s’il ne convient pas, devra être rediscuté avec l’ensemble des usagers afin de leur donner satisfaction tout en respectant l’environnement. Le Front de gauche s’est engagé dans une planification écologique qui pourrait englober cette question

- Question n°6 :Le Parlement est régulièrement amené à transcrire des Directives européennes tendant à « mettre sous cloche » une part croissante de notre territoire. Les directives « Oiseaux » et « Habitats », qui ont conduit à l’instauration de Natura 2000, ont même rejoint nos Codes sans aucun débat, grâce à une procédure d’ordonnance approuvée par les parlementaires (loi 2001-3 du 3/1/2001). S’y ajoute une multitude grandissante et interconnectée de zonages protecteurs : Parcs Nationaux, Parcs Naturels Régionaux, Aires Marines Protégées, réserves naturelles, SCAP, ZICO, ZPS, ENS, ZNIEFF 1 & 2, classement Biotope, trames vertes et bleues, corridors biologiques... Certes, protéger la nature, sauvegarder la biodiversité, préserver les terroirs, sont autant d’objectifs nobles que nous partageons volontiers. Malheureusement, un principe essentiel a été oublié ou exclu : l’homme est au cœur de la biodiversité. Il en résulte une sanctuarisation galopante de nos espaces ruraux avec pour conséquence l’exclusion de nombreuses activités de loisirs verts, notamment motorisées.
Seriez-vous favorable à une remise en question de cette stratégie confiscatoire ?

  • Cette question peut également être revue dans le respect de chacun

- Question n°7 : Depuis décembre 2004, nous avons recensé 29 victimes de chaines, câbles ou barbelés disposés en travers des chemins : 9 décès et 19 blessés... Trois propositions de loi (la première émanant fin 2010 d’un député PS, la seconde en janvier 2012 d’un député UMP et la dernière en février d’un sénateur PS) ont été déposées pour combler le vide juridique qui laisse toute liberté aux propriétaires ou gestionnaires pour clôturer des chemins par des dispositifs dangereux, invisibles ou mal signalés. Cette problématique est juridiquement simple, dépourvue de couleur politique, et dont l’enjeu est la sauvegarde de vies humaines.
Seriez-vous prêt à voter en faveur d’une telle loi dans les plus brefs délais ?

  • OUI. Cela me paraît que trop évident

- Question n°8 :Depuis une quinzaine d’années, les politiques de développement du tourisme « vert » font la part belle - nous devrions dire exclusive - aux activités de randonnée non motorisée. De ce fait, les adeptes de la randonnée motorisée subissent discrimination et exclusion. Ceux-ci se voient en effet interdire par principe l’usage de milliers de kilomètres de chemins ruraux. Dans le même temps, ces conducteurs sont pourchassés en forêt comme des braqueurs de banque (les opérations de contrôle menées par des agents « arme au poing » deviennent fréquentes). Pourtant, les activités et les impôts de ces citoyens comme les autres contribuent à la sauvegarde de ce patrimoine commun et génèrent une activité économique locale non négligeable.
Si vous êtes élu(e), agirez-vous en faveur d’un rééquilibrage des politiques de développement du tourisme « vert » et pour faire cesser la stigmatisation de cette catégorie d’usagers des chemins ?

  • OUI

Dans son mail de réponse, Martine Millet nous précise qu’elle est d’autant plus sensible à nos préoccupations car son fils est pratiquant de moto cross en amateur et qu’il lui fait part de ses difficultés à pratiquer ce loisir sans se sentir en infraction. Le fils de son ami a eu le projet d’ouvrir un circuit près d’Irancy. Ce projet n’a pu se concrétiser car, bien qu’éloigné de toute habitation, une pétition commençait à circuler et a donc mis un terme à cette réalisation.