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dimanche 12 décembre 2010

Coup d’oeil dans le rétro, épisode 12/12

La FFMC 89 de 1979 à 1984, la saga racontée par Philippe Bernard

La nuit « PROMOTO », 28 janvier 2004

Ce qui apparaît intéressant, à l’issue de ces quatre années d’action pour la moto, ce ne sont pas tant les résultats considérables obtenus : sécurité des infrastructures, mutuelle, permis, péages... Non, ce qui est vraiment passionnant c’est la façon dont ces avantages ont été acquis.
Des milliers d’individus, par nature individualistes mais partageant la même passion, se sont unis spontanément pour défendre leur droit à pratiquer librement l’activité qu’ils aiment. Il a suffit de quelques mots d’ordre et d’un peu d’imagination pour organiser avec eux des réponses audacieuses aux attaques de l’Etat et des forces économiques uniquement préoccupées par le profit.

La bande des quatre, Riton, Momo, Père Jack et Phil, ne pouvait se séparer sans un baroud d’honneur. C’est pourquoi la nuit « PROMOTO » fut imaginée. Pour démontrer, une dernière fois, que les motards, rendus solidaires par le même amour de la moto, peuvent accomplir, sans aucune considération d’argent, de grandes choses.

Quatorze volontaires se dépensèrent avec une ferveur incroyable pour une fête de la moto qui dura toute une nuit dans une MJC de SENS bondée de spectateurs. A 8 :00 du matin il fallut les mettre à la porte !

Pour les quatre cet évènement marque la fin d’une période. Mais ce n’est pas la fin de la FFMC 89, bien sûr !
En 2003, la FFMC 89 est ressuscitée sous la conduite d’un Frédéric ROY plein d’initiative et d’allant. Il passera la main en 2010 à son remplaçant Franck JOLY autour duquel une soixantaine de motards s’activent. Beaucoup n’étaient pas encore nés en 79...
Certes les enjeux ne sont plus les mêmes qu’en 1979, personne ne déclare vouloir sa peau. Mais leur engagement est total et mérite d’être salué.
Et leur motivation, comme celle des jeunes motards d’il y a trente ans est identique.
Cette motivation a été très bien décrite par le champion motocycliste des années 50, Georges MONNERET, dans son livre autobiographique « Jojo la Moto ». C’est cette citation qui terminera ce récit :
« Près de Madrid on trouve la magnifique propriété du footballeur DI STEFANO. Dans le jardin de cette propriété une statue représente un joueur avec son ballon. Sur le socle de cette statue est écrit ce simple mot : « Merci ».
DI STEFANO, qui était né dans les quartiers miséreux de Buenos Aires, était voué à une pauvre existence d’ouvrier agricole ou de gardien de vaches. Grâce au ballon rond il est devenu riche et adulé.
A moi, la moto ne m’a apporté ni la gloire, ni la fortune, ni les honneurs mais, grâce à elle, toute ma vie j’ai été immensément heureux.
Merci, Moto, du fond du cœur ! ».